À l’époque, le procès dura deux heures et demie, et le jury rendit son verdict après dix minutes. Les parents du garçon furent menacés et empêchés d’assister au procès, après avoir reçu l’ordre de quitter la ville avant même son début. George passa 81 jours en détention sans revoir ses parents une dernière fois; il était emprisonné seul dans sa cellule, à 80 kilomètres de sa ville natale. « Son audience pour crime s’est tenue seul, sans la présence de ses parents ni d’un avocat. Le jeune George fut condamné à recevoir une décharge électrique de 5 380 volts à la tête. Imaginez les ravages qu’un tel choc électrique peut causer à la tête d’un jeune enfant. (N’oubliez jamais ça !) ».
La tragédie (mars 1944) : Deux jeunes filles Blanches/Américaines sont retrouvées mortes dans un fossé à Alcolu, en Caroline du Sud. George Stinney Jr. commet l’erreur de mentionner qu’il les avait brièvement aperçues la veille alors qu’il les aidait à cueillir des fleurs. Le procès honteux d’avril 1944 dura moins de trois heures. Le jury était composé exclusivement d’hommes blancs américains. Son avocat commis d’office ne présente aucun témoin ni aucune preuve pour défendre l’adolescent. Le jury délibère pendant seulement dix minutes avant de le condamner à mort.
Son exécution eut lieu le 16 juin 1944. Il n’avait que 14 ans et pesait à peine 40 kilos. Le jeune garçon était si frêle que les bourreaux durent le faire asseoir sur un gros livre (un annuaire téléphonique) afin que sa tête atteigne les électrodes de la chaise électrique. En 2014, la famille de Stinney demanda la révision de son procès. La juge Carmen Mullen cassa le verdict, déclarant que le jeune garçon n’avait pas bénéficié d’un procès équitable et que ses droits fondamentaux avaient été bafoués. Cette décision mit en lumière l’injustice raciale flagrante du système judiciaire du Sud des États-Unis à cette époque.
