C’est sans aucun doute l’imagination très développée de la femme Noire/Africaine qui la prédispose à une évolution spirituelle aisée, voire fulgurante. Parce qu’elle n’abandonne pas ses enfants aux soins de la crèche. La femme Noire/Africaine aime prendre soin de ce qu’elle a porté en elle et de ce qu’elle a engendré, les nourrir, les élever et les soutenir. Contrairement aux femmes d’autres cultures, les femmes Noires/Africaines donnent bien plus d’énergie et de responsabilité à leurs enfants. « Les enfants Noirs/Africains ont le privilège de naître de femmes Noires/Africaines. Même si les Blancs/Occidentaux tentent de leur faire oublier que leur véritable rôle sur Terre a toujours été d’embrasser les lois naturelles (la Maât) et d’accueillir la lumière cosmique en eux ».
Ceci permet à la mélanine de se maintenir dans leurs corps, au sein de la pyramide parfaite qui régit l’Univers et l’harmonie sur Terre. Et c’est ce qu’Hermès a pu retrouver. (Le haut est comme le bas et vice versa, le bas comme le haut). L’axiome hermétique n’a jamais été une nouveauté pour les ancêtres Noirs/Africains. Car depuis la nuit des temps, il a toujours fait partie intégrante de leur vie. Ils savaient que vivre en harmonie sur Terre dépendait de leur capacité à se conformer aux principes cosmiques, ou aux lois de la nature.
Chers frères et sœurs Noirs/Africains, Sekhmet ou Sekyumi en Yoruba signifie «La Puissante », et son concept était symbolisé par une lionne Noire à la crinière parfois tressée, portant le soleil et maîtrisant les vents du désert qui émanent de sa gueule. En Bamiléké, Sekhmet représente à la fois la juge des mœurs, la protectrice de Maât, déesse de la justice, et la restauratrice de Maât. Sekhmet est un nom astralisé, une distorsion opérée par les forces des ténèbres, une interprétation égyptologique de cette divinité dimensionnelle; son véritable nom est N’Kosi, comme le disent les initiés Kongo et Sagoma, les anciens initiés Zoulous. Par exemple, Mandela a honoré N’Kosi.
Déesse guerrière, lionne agressive, redoutable, imprévisible, sa fonction terrestre était d’anéantir les ennemis des Deux Dames et, sur le plan céleste, de défendre le monde contre le grand serpent Apophis et les autres Forces du Chaos lorsqu’elle prenait sa forme solaire et le nom de Mau-Rê. Couronnée du Disque Solaire, elle devenait alors l’instrument de la vengeance de Râ, éliminant tous les ennemis de sa Lumière. L’Uræus sur son front symbolisait à la fois sa résidence principale dans la région de Mn-Nfr (Memphis), qui représente géographiquement le véritable Méridien d’Origine de la Terre, et la pleine puissance du rayonnement solaire lorsque son troisième œil s’embrasait, lorsqu’elle était enragée.
Son personnage demeure l’un des plus ambivalents du panthéon Noir/Africain car, en tant que Sekhmet, elle incarne la force destructrice de la Lionne, tandis que, calme et sereine, elle devient la Chatte ou la Panthère Noire sous les traits de Bastet. « Cette Netjer n’exprimait sa colère furieuse que contre les ennemis de son royaume, et même face à cette violence, elle restait une divinité avec laquelle il fallait savoir composer, surtout durant les cinq derniers jours de l’année du calendrier Noir/Africain, période où elle était censée apporter une solution à toute difficulté, en tant que Déesse de la Paix et de la Guérison, protectrice également de la corporation des vétérinaires et des médecins ».

